Un délégué des Verts
demande un débat sans tabou sur l'ablation du prépuce, considérée comme
une atteinte à l'intégrité physique. Inquiétude des Juifs et des
musulmans:
«Je suis circoncis et je ne vis pas du tout ça comme une atteinte à mon
intégrité physique», réagit Hafid Ouardiri, ancien porte-parole de la
mosquée du Petit-Saconnex. Président de la Fondation de l'Entre-Connaissance, il ne goûte que fort peu la prise de
position des Verts sur l'égalité des genres révélée hier par le Tages-Anzeiger. Dans un document qui sera discuté
samedi, les délégués affirment que «les Verts combattent les
mutilations génitales pratiquées sur des filles et des femmes». Puis
«la circoncision doit être discutée sans tabous». Pour Diego
Hättenschwiler, le Bernois à la base de la proposition, « la
circoncision est une atteinte à l'intégrité physique. Elle est beaucoup
moins grave que ce qui est infligé aux femmes et ne se place pas sur le
même niveau. Mais c'est un sujet dont on a très peu parlé en Suisse. Il
faut briser ce tabou et en discuter. » Markus Theunert, président de masculinités.ch, la faîtière des organisations suisses
masculines et paternelles, partage cette vision. « Notre position est
simple. L'intégrité physique de tous les hommes et de tous les garçons
doit être respectée et pratiquer une circoncision entraîne une blessure
physique, souligne-t-il. Les conséquences sont bien entendu beaucoup
moins graves qu'avec les mutilations féminines. Mais il y a un
parallèle en ce qu'il y un non-respect de base de l'intégrité physique.
En principe on ne peut créer une atteinte de la sorte sans raison
supérieure comme une raison médicale. Une raison religieuse en est-elle
une aussi ? La question mérite un débat. » Pas pour Hafid Ouardiri. «
Cette question n'a pas à être débattue. La circoncision appartient à la
tradition abrahamique à laquelle nous tenons et représente un élément
d'hygiène important. Vouloir lancer un débat sur ce sujet, c'est jeter
de l'huile sur le feu. » Sabine Simkhovitch-Dreyfus, vice-présidente de
la Fédération des
communautés israélites de Suisse, se dit interloquée par la proposition
des Verts. « C'est l'ouverture d'un débat dont on sait où il commence
mais dont on ne sait pas où il finit. » Le contexte général de remise en question de toute une
série d'acquis dans le domaine de la liberté religieuse est inquiétant.
On remet en cause un élément fondamental de la pratique des juifs de
Suisse et qui ne nuit en rien à leur intégration. » Sabine
Simkhovitch-Dreyfus rappelle que des règles strictes entourent cette
pratique dans la religion juive. « Avant toute circoncision, on veille
à ce qu'elle ne porte pas préjudice à la santé de l'enfant. Des tests
médicaux sont effectués. Ce sont des personnes formées spécialement à
cette opération, en général effectuée au 8e jour après la
naissance, qui la pratiquent. S'il y a un risque médical, la
circoncision peut être repoussée ». Ueli Leuenberger, président des
Verts, explique que la proposition de Diego Hättenschwiler est une
proposition parmi de nombreuses autres. « Elle demande un débat sur une
question controversée au sein de nos rangs. »
On peut être
propre avec le prépuce intact
« Il y a eu une
grande vague de circoncisions pour des raisons d'hygiène, explique
Judith Hohlfeld, cheffe du service de chirurgie pédiatrique du CHUV.
Plus aujourd'hui, où on sait qu'il est tout à fait possible d'être
propre avec un prépuce intact. Il faut que l'enfant apprenne à se laver
correctement. » Pour elle, des raisons médicales comme un prépuce trop
serré ou enflammé, justifient cette opération. Les raisons religieuses
sont aussi importantes pour Judith Hohlfeld. « C'est un signe
d'appartenance très important dans certaines communautés. Un garçon qui
n'est pas circoncis ne sera pas intégré. Et si nous refusons de le
faire, la famille trouvera d'autres moyens pour effectuer ce rite. »
Remboursée lorsqu'il y a un motif médical, la circoncision est à la
charge des parents lorsqu'elle a une raison rituelle. L'opération qui
se fait sous anesthésie générale est facturée environ 800 francs.
Tradition
millénaire
Des traces sur des
tombeaux égyptiens Hérodote attribue la paternité de la circoncision
aux Egyptiens. Mais cette opération remonte aux premières traces
laissées par l'homme. Des dessins rupestres du néolithique
représentent cette opération, probablement la plus vieille du monde.
Dans la religion juive, la circoncision est un élément fondamental.
Elle rappelle l'alliance promise par Dieu à Abraham et à tout le peuple
d'Israël. La pratique de la circoncision dans le judaïsme
s'expliquerait aussi par la volonté divine de ne pas laisser la
sexualité retomber dans l'animal, la vulgarité et la débauche.
Chez les musulmans, la circoncision est obligatoire ou fortement
recommandée. Elle est effectuée chez les garçons entre 4 et 13 ans,
soit plus tard que chez les Juifs qui l'effectuent au huitième jour du
bébé. Là aussi, elle symbolise la descendance d'Abraham, Ibrahim en
islam.
lematin.ch - 12/01/10
Le
petit-fils de Sarkozy, a été circoncis
Le député-maire UMP
de Levallois-Perret, Patrick Balkany, interrogé aujourd'hui sur Radio
J, a indiqué que le petit-fils de Nicolas Sarkozy, Solal, avait été
circoncis selon le rite juif. Alors qu'on lui demandait s'il avait
assisté à la circoncision de Solal, né le 13 janvier, fils du cadet du
chef de l'Etat Jean Sarkozy et de son épouse Jessica, M. Balkany a
répondu « effectivement, je ne vais pas vous dire le contraire, je vous
le confirme . Ça s'est passé comme toutes les circoncisions avec un
rabbin et un mohel » (qui pratique l'acte médical), a ajouté le maire
de Levallois, très proche du chef de l'Etat. Jean Sarkozy « a épousé
une séfarade très pratiquante » et Nicolas Sarkozy « n'y voit aucun
problème », a aussi affirmé M. Balkany. Il a indiqué que le président
de la République « retenu par les obligations dues à sa charge n'était
pas présent, mais qu'il y avait toute sa famille, il y avait sa mère,
il y avait son père, son frère », a-t-il dit.
afp.fr – 31/01/10
VERS QUEL
ÂGE POUVONS-NOUS CIRCONCIRE NOTRE FILS,
POUR LUI ÉVITER TOUT TRAUMATISME LIÉ À LA CASTRATION?
Question d’une
internaute
Edith, 30 ans, un
enfant:
J’ai un garçon de 8 mois, et pour des raisons religieuses, nous allons
le faire circoncire. Vers quel âge le faire, pour lui éviter tout
traumatisme lié à la castration?
Réponse de Marcel
Rufo
Le plus tôt possible,
quand il est bébé, car plus on avance, plus ces thèmes de castration et
d'agressivité vont envahir l'enfant. Et puis, à l'hôpital de jour et
sous anesthésie générale. 8 mois, ce n'est pas trop tôt. Il faut
aussi le faire dans des conditions de chirurgien spécialisé. Alors là,
je sais que je touche à un problème d'ordre religieux, mais je préfère
l'asepsie, la chirurgie, les précautions pour éviter les dégâts. Je
préfère ça, même si je sais que je me mets en tort avec la religion. Il
faut le faire le plus tôt possible ou sinon, le petit garçon va avoir
peur: plus on avance en âge et plus il a peur. En tout cas, les choses
tragiques, c'est à l'adolescence ou à 6-7ans.
france5.fr/allo-rufo - 15/12/09
Finland:
jewish parents ordered to pay circumcised son 1500€ for his pain
A couple who had a
British rabbi circumcise their baby boy has been found guilty of
conspiracy to commit bodily harm by the Helsinki District Court. The
court ordered the parents to pay their child 1500€ for pain and
suffering. The court ruled that the procedure met the characteristics
of bodily harm as the baby was circumcised without an anasthestic.
Furthermore, the rabbi who performed the circumcision is not licensed
to practice medicine in Finland. The prosecutor had sought to convict
the couple on grievous bodily harm charges or the conspiracy to commit
such harm. The court, however, dropped the charge to conspiracy because
the parents did not themselves perform the circumcision. The rabbi
circumcised the week-old boy at Helsinki’s Jewish Community Centre last
spring. The baby was later rushed to hospital because of excessive
bleeding.
Expert witnesses testified that circumcision complications are very
rare. That said, the court ruled that neither the rabbi nor the parents
can be perceived as having willfully caused the problems that arose
after the operation.Finland's Supreme Court ruled in 2008 that male
circumcision carried out for religious and social reasons and in a
medical manner does not constitute a criminal offence.
At the time it pointed out that the circumcision of muslim boys is an
established tradition and an integral part of the identity of muslim
men.
vosizneias.com - 24/02/10
Circoncision: et si la cour
d'Helsinki s'opposait aux 3 religions monothéistes ?
La pratique de la
circoncision religieuse (et non pas le praticien...) vient d'être
condamnée par le tribunal d'Helsinki (Finlande) à travers le cas de
parents ayant invité un Rabbin britannique à venir pratiquer celle-ci
sur leur bébé selon la foi juive (au printemps dernier) et qui,
apparemment, n'a pas fait preuve du professionnalisme exigé: obligeant
les parents à transporter leur enfant à l'hôpital pour cause
d'importants saignements … Ce couple s'est vu condamné à 1500 euros
d'amende à payer à leur enfant pour cause de « douleur et de souffrance
» alors que le Rabbin s'en est retourné librement vers son
Angleterre... Quoique les cas de complications suite à une circoncision
religieuse soient des plus rares, le praticien n'est pas à l'abri d'une
erreur (et peu importe ses années de pratique), d'une mauvaise
manipulation, comme tant d'autres cas de médecins et chirurgiens que
nous connaissons tous...
Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales finlandais diffusait
en 2003 une lettre de recommandation demandant aux hôpitaux d'accepter
de pratiquer des circoncisions pour motifs religieux, mais le Ministère
Public de cet état les considère comme des crimes, et les hôpitaux
publics sont rétifs à cette pratique même sous surveillance médicale.
Le personnel soignant a même le droit de refuser de pratiquer une
circoncision s'il estime que cela va à l'encontre de ses principes
éthiques... Aussi chaque année la sphère privée voit augmenter le
nombre de circoncisions (de 100 à 200 pratiques\an) alors que cette
intervention coûtera « quelques » 1000 euros dans un hôpital privé pour
une centaine d'euros dans un hôpital public... mais qui refuse de
pratiquer l'intervention...D'où la recherche de solutions
intermédiaires … Le Ministère de la Santé finlandais avait préparé en
2003 un projet de loi autorisant la circoncision...et, celui-ci, n'a
jamais été adopté !!
En 2003-2004 un groupe de travail des Nations-Unies (droits de
l'enfant) a de même publié un mémoire sur le sujet préconisant qu'il
convenait de respecter les pratiques religieuses et culturelles après
acceptation des parents et de l'enfant ( ce qui ne peut être le cas
dans la religion juive d'où, aux parents de prendre la décision).
L'imbroglio ne s'arrête pas là lorsque l'on apprend qu'en 2008 la Cour
suprême finlandaise a jugé que « la circoncision masculine effectuée
pour des raisons religieuses et sociales et d'une manière médicale ne
constitue pas une infraction pénale »...
Si nous connaissons tous le phénomène de la circoncision et sa
reconnaissance dans les religions musulmanes comme juives, nous
oublions que la religion chrétienne par l'Eglise Orthodoxe reconnaît
également la chose et qu'ainsi elle inclut des fêtes autour de « la
circoncision de notre Seigneur Jésus Christ et de saint Basile le Grand
»... Si chaque état commençait à inculper les parents d'enfants
circoncis et à les condamner à des amendes cela pourrait être un bon
moyen d'assurer l'avenir de leurs enfants...Mais était-ce bien là
l'idée originale du tribunal d'Helsinki ???
juif.org - 03/03/10
Le prix du
prépuce.
Des parents condamnés
à payer de l'argent à leur bébé, ça n'arrive pas tous les jours. Un
couple finlandais a pourtant été condamné par le tribunal d'Helsinki à
payer 1500 euros à son bébé. Le motif: la souffrance produite en
circoncisant l'enfant sans anesthésie.
Une belle leçon à tous les crétins qui osent affirmer qu'un nourrisson
ne souffre pas. Sous ses oripeaux religieux, la circoncision n'est
qu'une atteinte sexuelle pédophile, et il faut saluer la justice
finlandaise d'être la première à le reconnaître.
Charlie-Hebdo - 10/03/10
La
circoncision n'a pas la cote au Québec.
Si la circoncision
fait jaser aux États-Unis, la pratique soulève moins de débats au
Canada et au Québec, où cette opération demeure relativement rare. Et
où les bienfaits de l'ablation du prépuce sur la prévention des
maladies ne semblent convaincre personne. « Mes collègues américains font beaucoup
plus de circoncisions que nous. Il y a peut-être un aspect culturel.
Mais parmi les urologues et pédiatres québécois et canadiens, je n'ai
senti en aucun temps que la circoncision est nécessaire », explique le
Dr Stéphane Bolduc, urologue pédiatrique au Centre hospitalier universitaire de Québec. Lui-même ne pratique pas de
circoncision sans qu'elle ne soit médicalement requise, par exemple
dans les cas de prépuce trop serré causant des infections urinaires à
répétition. Mais encore là, circoncire tous les bébés pour contrer le
faible taux d'infection de ce type est trop cher payé, estime-t-il.
Même chose pour les risques de cancer du pénis. Là encore, son
occurrence demeure trop faible - un homme sur 200 000 - pour justifier
la circoncision systématique, dit-il. Au Canada, on estimait en 2008
que 32% des bébés étaient circoncis à la naissance alors qu'ils étaient
48% en 1970 et 60% en 1960. Au Québec, où le taux de circoncision a
toujours été traditionnellement plus faible, à peine 3% des bébés
étaient soumis à une circoncision en période néonatale, note le Dr Jean
Labbé, professeur au Département
de pédiatrie de l'université Laval qui a rédigé la fascinante histoire de
cette chirurgie controversée. Le document a été présenté lors d'un
récent congrès québécois d'urologie. Quant aux études menées auprès des
hommes hétérosexuels africains montrant jusqu'à 50 % de réduction du
taux d'infection au VIH, elles ne sont pas transposables ici, tranche
le Dr Stéphane Bolduc. « Oui, la circoncision semble avoir un effet
protecteur dans la mesure où la peau du gland est moins sensible. Mais
ça prend une incidence importante de la maladie pour que ça vaille la
peine de circoncire à grande échelle. L'OMS là-dessus est claire, la
circoncision peut avoir des bénéfices, mais dans les populations à
risques élevés comme dans certains pays d'Afrique. C'est une étude qui
ne se transpose pas à la situation du Québec. »Le Réseau canadien d'info-traitements sida joue aussi de prudence. Dans
une section de son site Internet, l'organisme propose un résumé d'une
étude australienne qui ne permet pas de prouver de façon
statistiquement significative la réduction du VIH chez les hommes, dans
ce cas-ci gais ou bisexuels. Pire encore, plusieurs craignent que ce
type d'étude ne laisse croire à une fausse protection à l'heure où le
VIH fait encore des ravages. « Il ne faut pas valoriser la circoncision
au détriment du port du condom. Tout ce qui peut se rapprocher d'une
quelconque banalisation de la protection me fait dresser les cheveux
sur la tête », illustre Thérèse Richer, directrice générale du Mouvement d'information et
d'entraide dans la lutte contre le sida. Si ces études semblent trouver un
certain écho auprès des autorités de santé publique et des pédiatres
aux États-Unis, la question est somme toute peu débattue ici. Dans sa
position officielle, la Société
canadienne de pédiatrie
indique ne pas posséder suffisamment de renseignements pour recommander
la circoncision comme mesure de santé publique dans la prévention des
maladies.Le
Collège des médecins du Québec ne prend pour sa part pas position sur
la question. « On ne peut pas se prononcer sur tous les traitements ou
toutes les techniques », indique la porte-parole du Collège, Leslie
Labranche. Elle mentionne toutefois qu'en aucun temps un médecin
québécois n'est obligé de pratiquer une intervention de ce type s'il ne
le souhaite pas. Une liberté que le Dr Stéphane Bolduc applique lorsque
certains parents tiennent à faire opérer leur bébé pour des raisons de
préférence, d'hygiène ou de religion. «J'ai déjà une liste d'attente
pour des opérations nécessaires alors je leur dis que ça va prendre
beaucoup de temps», dit-il. Et à cela s'ajoutent les frais alors qu'une
circoncision qui n'est pas médicalement requise, donc non couverte par
la Régie de l'assurance maladie, coûte environ 1000 $. «On tente de
mettre les coûts les plus prohibitifs possible», souligne le Dr Bolduc.
Parmi les raisons invoquées par les parents, l'hygiène est mentionnée
par 44% des Canadiens, 37% pour que leur fils soit « comme les autres »
ou « comme son père ». Le motif religieux est pour sa part avancé dans
15 % des cas, indique le Dr Jean Labbé dans son document sur l'histoire
de la circoncision.Même
si la circoncision non requise médicalement est en baisse depuis
plusieurs années au Canada, elle dérange encore et trouve de farouches
opposants au sein de l'Association
pour l'intégrité génitale.
Ce groupe canadien mène depuis 2001 un combat sans relâche pour que
cesse cette pratique. «Pour nous, c'est une question de droits humains
et de consentement qu'un bébé n'est pas en mesure de donner», explique
le porte-parole Dennis Harrison, en entrevue au Soleil depuis Vancouver. «
Si un enfant a besoin d'une opération, faites-la. Mais si vous n'êtes
pas certains, ne le faites pas », tranche celui dont l'Association a,
entre autres recours, multiplié les correspondances avec le Collège des médecins du
Québec,
lui demandant de prendre officiellement position contre la pratique.
Pour Mr Harrison et son groupe, la circoncision est une intervention
qui devrait être dénoncée au même titre que l'excision du clitoris
pratiquée chez les fillettes de plusieurs régions du monde. « Au
Canada, la loi interdit la mutilation génitale de femmes. Ce qu'on dit,
c'est ce que devrait être la même chose pour les garçons. »
cyberpresse.ca –
02/02/10
La circoncision:
quel impact sur la propagation du VIH chez les hommes gais et bisexuels?
Dans plusieurs pays à revenu élevé, les
hommes gais et bisexuels sont touchés de façon disproportionnée par le
VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement, notamment la
syphilis. En effet, les données des programmes de dépistage indiquent
que les taux de transmission du VIH augmentent chez cette population
depuis 2001 dans les pays suivants: Canada, Australie, France,
Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, USA. Même si le nombre de nouvelles
infections par le VIH se stabilisait chaque année, des prévisions
statistiques américaines laissent croire qu'une forte proportion
d'hommes gais et bisexuels contracteraient le VIH au cours des 20
prochaines années aux États-Unis. Face à cette hausse de l'incidence de
l'infection au VIH, les chercheurs et les décideurs de politiques de
santé publique de plusieurs pays riches évaluent à présent différentes
possibilités d'interventions susceptibles de contribuer à freiner la
pandémie du VIH. Une de ces possibilités réside dans la circoncision
masculine. 3 essais cliniques randomisés menés auprès d'hommes
hétérosexuels dans des régions du monde où le VIH est relativement
courant, telle l'Afrique australe, ont permis de constater que la
circoncision réduisait d'environ 60% le risque de transmission du VIH
de la femme à l'homme lors des rapports sexuels. Pour que cette
réduction du risque soit durable, il faut que les hommes circoncis
aient recours au condom aussi. Il faudra également un suivi à long
terme pour confirmer que la protection conférée par la circoncision
peut se maintenir pendant de nombreuses années. Il n'empêche que
certains chercheurs des pays à revenu élevé estiment que la
circoncision des hommes gais et bisexuels pourrait jouer un rôle dans
la prévention de la transmission du VIH chez cette population. Dans le
présent bulletin de
Nouvelles-CATIE, nous examinons des
données concernant l'impact éventuel que pourrait avoir la circoncision
masculine chez les hommes gais et bisexuels dans les pays à revenu
élevé.Des chercheurs australiens ont mené
plusieurs études pour évaluer l'impact de la circoncision sur la
transmission du VIH. Aux fins d'une étude particulière, ils ont recruté
1426 participants séronégatifs, dont 66% étaient circoncis. Sur les
1426 hommes, 95% se disaient gais et 5% se disaient bisexuels. Le suivi
des participants a duré jusqu'à quatre ans, l'étude ayant pris fin en
juin 2007.
53 hommes ont
contracté le VIH durant l'étude. Tenant compte de la présence
d'infections transmissibles sexuellement, telles que la gonorrhée et
des verrues anales, les chercheurs ont constaté que, dans l'ensemble,
la circoncision n'offrait à ces hommes aucune protection statistiquement significative
contre le VIH. L'équipe australienne a également interrogé les
participants au sujet des rôles qu'ils assumaient lors de leurs
relations sexuelles, c'est-à-dire préféraient-ils la pénétration anale
passive, active ou les deux. Voici ce qu'ils ont trouvé: 7 nouvelles infections par le VIH se sont
produites chez des hommes qui disaient préférer le rôle actif lors des
relations avec pénétration anale.
12 nouvelles infections par le VIH se sont produites chez des hommes
qui disaient préférer le rôle passif.
Chez les hommes qui préféraient le rôle actif lors de la pénétration
anale, le fait d'être circoncis était associé à une réduction faible mais statistiquement significative du
risque de transmission.Il est important de faire preuve de
prudence lorsqu'on interprète les données de cette étude australienne
pour les raisons suivantes:
Il s'agit d'une étude par observation, également dite étude de
cohorte. Par sa nature, une telle étude permet seulement de relever des
associations; elle ne
peut pas prouver de relation de
cause (telle que la circoncision) à effet (protection possible contre
le VIH). Au mieux, ces résultats australiens sont intéressants, mais
ils doivent être confirmés par une étude conçue de façon plus
rigoureuse, tel un essai clinique randomisé et contrôlé. Même si 30% des participants « affirmaient
préférer le rôle actif lors des relations avec pénétration anale »,
seulement 10 % d'entre eux disaient jouer exclusivement ce rôle. Cette
différence entre le fait de préférer un certain rôle et celui d'assumer
exclusivement ce rôle doit nous inciter à la prudence, car cela veut
dire que, au mieux, 10% des hommes gais et bisexuels pourraient
bénéficier de la circoncision.
L'équipe australienne a fait la déclaration suivante en guise de mise
en perspective: «Puisqu'une minorité d'infections par le VIH se sont
produites chez des hommes qui ne rapportaient aucune relation anale non
protégée, il est peu probable que la circoncision aura un impact
important sur l'incidence du VIH chez les hommes homosexuels en
Australie.»En 2008, des chercheurs aux États-Unis
ont publié les résultats d'une analyse systématique de 15 études par
observation — on appelle une telle étude une méta-analyse — examinant
l'impact possible de la circoncision sur la transmission du VIH chez
les hommes gais ou bisexuels. Les chercheurs ont examiné des données
recueillies auprès de 53567 hommes, dont 52% étaient circoncis. Les
études en question s'étaient déroulées entre 1989 et 2007,
principalement dans des pays à revenu élevé. Dans l'ensemble, l'équipe
de recherche a constaté que la circoncision était associée à une
réduction de 15% du risque de transmission du VIH. Toutefois, il ne
s'agissait pas d'une
réduction significative sur le plan statistique. Grâce aux données de
trois études sur 15, il y avait suffisamment d'information pour que les
chercheurs réussissent à déterminer si les participants étaient
circoncis ou non et s'ils assumaient principalement ou exclusivement le
rôle actif lors de leurs relations sexuelles avec pénétration anale.
L'analyse des données de ces 3 études, portant sur 2238 hommes, a amené
les chercheurs à conclure que la circoncision n'était pas associée à
une protection statistiquement significative contre le VIH. Sur les 15
études en question, sept offraient des données suffisantes sur la
prévalence des ITS (autres que le VIH) chez 15233 hommes circoncis et
11003 non circoncis. Ici encore, la circoncision n'offrait pas de protection statistiquement
significative contre les ITS.Lorsque les chercheurs ont examiné des
études menées avant
1996, année de l'avènement de la multithérapie antirétrovirale dans les
pays à revenu élevé, ils ont trouvé que la circoncision était associée
à une réduction de 53% du risque de transmission du VIH. Il s'agit-là
d'une réduction significative du point de vue statistique. Pourquoi cet
effet protecteur semble-t-il s'être estompé après 1996? L'équipe de recherche a mis en
évidence d'autres données confirmant une hausse prononcée de la
fréquence des rapports anaux non protégés chez les hommes gais et
bisexuels à partir de cette année, ainsi qu'une augmentation
subséquente des taux d'ITS et de VIH. Il est important de souligner que
l'augmentation des comportements sexuels à risque a complètement
éclipsé tout effet protecteur de la circoncision chez ces hommes.Une équipe de chercheurs
des U.S. Centers
for Disease Control and Prevention a réanalysé des
données recueillies lors de l'essai VAX 004, un essai clinique
randomisé, contrôlé contre placebo, sur un vaccin anti-VIH mené entre
1998 et 2002. Les CDC ont passé en revue des données portant sur 4 889
hommes, dont 86% étaient circoncis. Voici un aperçu de leurs résultats
les plus saillants: Sur 4 889 hommes, environ 7% (323 hommes) ont contracté
le VIH au cours de l'étude; 87 % des hommes en question étaient
circoncis. Le fait
de ne pasêtre circoncis n'a pas augmenté le risque de
transmission du VIH chez les hommes qui assumaient le rôle actif lors
des relations avec pénétration anale. Autre point important à noter:
l'équipe des CDC a trouvé que le fait d'avoir des rapports anaux non
protégés — actifs ou passifs — était lié à un risque accru d'infection
par le VIH. L'analyse des CDC
soulève des doutes quant à l'existence d'un éventuel effet protecteur
conféré par ce qu'on appelle le « positionnement stratégique » – où
seul l'homme séronégatif joue le rôle actif lors de rapports sexuels –
et ce, peu importe le statut des partenaires par rapport à la
circoncision.Des chercheurs australiens ont créé un
modèle mathématique pour simuler l'impact que pourrait avoir la
circoncision sur l'épidémie du VIH chez les hommes gais et bisexuels.
Ils ont trouvé que la circoncision conférerait probablement à ces
hommes une certaine protection contre le VIH. Toutefois, les chercheurs
estimaient que l'effet protecteur de la circoncision serait comparable
à ce qui s'observe chez les hommes hétérosexuels de l'Afrique australe,
soit environ 60 %. À l'heure actuelle, aucune étude prospective
randomisée n'a fourni de preuves permettant de croire que la
circoncision aurait un effet protecteur semblable chez les hommes gais.
De plus, la méta-analyse dont nous venons de parler et l'analyse
effectuée par les CDC laissent croire que la circoncision n'offre
aucune protection significative contre le VIH. Ainsi, la supposition de
l'équipe australienne, à savoir un taux de protection de l'ordre de
60%, semble très optimiste. Nonobstant leur modèle optimiste, les
chercheurs australiens ont trouvé que l'effet protecteur de la
circoncision serait relativement faible et pourrait être annulé si même
un faible pourcentage (10%) d'hommes gais circoncis se mettaient à
avoir des rapports anaux non protégés. En effet, se référant aux
prévisions de leur modèle sur 25 ans, les chercheurs australiens ont
affirmé que la circoncision n'aurait pas d'impact « substantiel » sur
le nombre d'infections par le VIH chez les hommes gais ou bisexuels. Ce
résultat obtenu par un modèle mathématique est frappant, mais montre
l'effet limité, s'il existe, que la circoncision pourrait avoir sur les
hommes gais et bisexuels sexuellement actifs. Le VIH se propage par le
biais de rapports sexuels non protégés dans les pays à revenu élevé,
particulièrement chez les hommes gais et bisexuels. De fait, dans
certaines communautés gaies et bisexuelles d'Amérique du Nord et
d'Europe occidentale, la proportion d'hommes atteints du VIH est
élevée, se comparant même aux taux d'infections observés dans certains
pays de l'Afrique subsaharienne. Comment est-ce possible? De nombreux facteurs pourraient contribuer à
l'extension actuelle de l'épidémie du VIH chez les hommes gais et
bisexuels des pays à revenu élevé tels que :
Un nombre croissant de rapports indique que le nombre d'hommes gais et
bisexuels ayant des rapports sexuels anaux non protégés ne cesse
d'augmenter.
L'infection au VIH peut maintenant être perçue par plusieurs comme une
maladie moins grave qu'elle ne l'était avant l'introduction de la
multithérapie.
Certains hommes séronégatifs estiment que leur risque de contracter le
VIH a été réduit.
Certains hommes séropositifs supposent, à tort, que le fait d'avoir une
charge virale indétectable dans le sang se traduit par une charge
virale indétectable dans le sperme; ils croient donc pouvoir avoir des
rapports sexuels non protégés avec d'autres personnes sans risquer de
les infecter.
On assiste actuellement à des éclosions nombreuses et soutenues
d'infections transmissibles sexuellement chez les hommes gais et
bisexuels; la présence d'ITS peut accroître le risque de transmission
du VIH.
Les responsables de plusieurs études évaluant la propagation du VIH ont
conclu que l'augmentation des comportements sexuels à risque élevé a
éclipsé toute réduction éventuelle de l'infectiosité des personnes
atteintes attribuable à la multithérapie. Cela ne veut pas dire que les
efforts de prévention actuels ont échoué — sans ces derniers, les taux
d'ITS et de VIH pourraient être bien plus élevés. Ce contexte
d'activités sexuelles à risque et d'ITS doit être pris en compte
lorsqu'on envisage l'impact potentiel et la mise en œuvre des nouvelles
stratégies préventives — circoncision masculine, microbicides ou
prophylaxie pré-exposition (PPrE) — visant les hommes gais et bisexuels
dans les pays à revenu élevé.Les décideurs de politiques et
les chercheurs doivent également tenir compte des différences
physiologiques entre le vagin et l'anus. Lorsque l'excitation sexuelle
a lieu, le vagin sécrète des liquides qui servent de lubrifiant lors du
rapport sexuel. Chez l'homme excité, il ne se produit aucune
lubrification naturelle comparable de l'anus. Cela pourrait expliquer
partiellement pourquoi la pénétration anale a toujours été considérée
comme plus risquée que la pénétration vaginale en ce qui a trait à la
transmission du VIH et ce, tant chez le partenaire actif que passif.Contrairement aux hommes hétérosexuels, les hommes gais et
bisexuels ont tendance à jouer des rôles sexuels variés. Lors des
rapports sexuels avec pénétration anale, ils assument parfois le rôle
actif, parfois le rôle passif et parfois les deux. Dans le langage
courant, ces hommes se décrivent respectivement comme des « tops », des
« bottoms » et des « versatiles ». Étant donné la souplesse de ces jeux
de rôle sexuels, les interventions qui réussissent chez les hommes
hétérosexuels et les femmes risquent de s'avérer inefficaces chez la
plupart des hommes gais ou bisexuels.Il est à noter que,
malgré des taux de circoncision élevés en Amérique du Nord au début des
années 80, l'épidémie du VIH n'a pas cessé de se propager sur ce
continent. En conclusion, compte tenu de tous les points abordés dans
cet article, la circoncision n'aura probablement pas d'impact
significatif à long terme sur la propagation du VIH chez les hommes
gais ou bisexuels des pays à revenu élevé.
catie.ca – 18/12/09
Italie:
combattre l'excision.
Le Ministre de
l'égalité des chances, Mara Carfagna, rappelle que le nombre des
victimes d'excision est de 35000, lors de la 4e journée
mondiale contre les mutilations génitales féminines. Plus de 35000
femmes sont victimes de mutilations génitales féminines en Italie. Et à
peu près mille, de moins de 17 ans, risquent d'être exposées à cette
pratique.
« Pour faire disparaitre cette violence, selon les études, il faudrait
attendre 20 ans, mais pour aller plus vite le gouvernement fait le
maximum. Il a été décidé d'allouer 4 millions d’euros afin de mettre en
place une campagne de sensibilisation. C'est aujourd’hui même
qu'apparaitra le spot publicitaire Aucun exclu, qui vise à la
responsabilisation des parents quant à la décision de pratiquer
l'excision sur leur propres filles. »
ilgiornale.it -
06/02/10
Se faire chier pour la burqa.
Jamel Debbouze est en
colère. « Qu'est-ce qu'on vient nous faire chier avec ce truc! »,
s'est-il exclamé sur France-Inter, la semaine dernière. « Ce
truc », c'est la burqa, que l'humoriste et comédien considère comme «
même pas un épiphénomène », rejoignant certains autres comiques,
socialistes et de gauches diverses, qui s'époumonent, eux, sur un
«phénomène marginal». Parmi les arguments développés par les opposants
à toute législation sur le port de la burqa – qui sont souvent les
mêmes qui ne voulaient pas entendre parler d'une loi sur le voile -,
celui qui consiste à dire qu'elle ne constitue pas un problème car elle
concerne au maximum 2000 personnes en France est particulièrement
inepte. L'excision ne touche qu'une minorité de femmes en France.
Faut-il pour autant autoriser cette barbarie rituelle ? (…)
Gérard Biard –
Charlie Hebdo - 03/02/10
Organisation
Médicale Secrète.
Vous ne connaissez
pas John Mackenzie? Vous devriez! Le microbiologiste de l'Université de
Curtin, en Australie, est le chef du comité d'urgence de l'Organisation
Mondiale de la Santé, un petit groupe de 18 personnes. C'est lui
qui, avec une brochette d'autres experts, est censé éclairer la
lanterne de l'OMS sur la gestion de la désormais célébrissime grippe A.
Mais, chut! c'est confidentiel. Ces gens-là ont besoin d'anonymat,
c'est ce qu'expliquait au Canard, il y a déjà un mois, l'OMS.
Laquelle vient de refuser, une fois le professeur enfin débusqué, de
divulguer sa « déclaration d'intérêt ». Autrement dit, motus et
bouche cousue sur ses liens avec l'industrie pharmaceutique, à ce jour
grande et unique bénéficiaire de la « pandémie ». Le fait, par exemple,
que John Mackenzie ait été, en février 2009, un des organisateurs du
8ème Congrès de l'Asie-Pacifique sponsorisé par GSK, BIO-Mérieux,
Roche, Crucel et Sanofi-Pasteur, tous fabricants de
vaccins, n'a effectivement aucun intérêt. De toute façon, sur les
tendres liens qui unissent ces experts et les labos, l'OMS, sur la
sellette, répond qu'elle ne dispose pas d'un outil de mesure pour
évaluer l'importance des conflits d'intérêts. C'est aux fameux experts
et à eux seuls qu'il revient de signaler – ou non – leurs
collaborations diverses et variées avec les labos. Pour un organisme de
l'ONU, ça fait sérieux! On est donc priés de les croire sur parole.
Là-dessus, on est vaccinés!
Le Canard enchainé - 03/02/10
Waris Dirie: le film Fleur du désert retrace
son histoire.
Ne vous fiez pas à la
finesse de ses doigts. D'une main rageuse, l'ex-mannequin écrabouille
un malheureux citron au-dessus d'une tasse d'Earl Grey. Ancrée dans le
sofa d’un palace parisien, Waris Dirie vous harponne de ses yeux
d'onyx, étincelants de colère brute. Cette femme qui, il y a 12 ans, et
alors qu'elle défilait pour les plus grands couturiers, avait publié un
livre choc révélant son excision, revient à la charge : « Chaque jour,
6000 petites filles sont victimes de cette barbarie en Afrique, aux
États-Unis et en Europe, dans un silence criminel ». C'est au moyen
d'un film, adapté de son livre, qu'elle tente désormais de briser ce
mutisme. Réalisé par Sherry Hormann et interprété par Liya Kebede, ce
biopic retrace le parcours de Waris, du désert de Somalie aux catwalks
de New York, et jusqu'à la tribune de l'ONU. L'histoire âpre et forte
d'une femme qui, très tôt, a lutté pour sa survie. À 13 ans, la petite
bergère somalienne qu'elle fut refuse un mariage forcé avec un
vieillard. La veille des noces, elle s'enfuit de son campement et
traverse le désert, en mangeant des racines, jusqu'à Mogadiscio. Sa
grand-mère lui paie un billet d'avion pour l'Angleterre. Réduite en
esclavage à l'ambassade de Somalie, à Londres, puis SDF, Waris croise
Marylin, une jeune danseuse qui lui trouve un job dans un fast-food.
C'est là que naît sa légende. Alors qu'elle passe la serpillière,
Terence Donovan, célèbre photographe de mode, repère sa beauté. La vie
de la jeune femme bascule à nouveau. Top modèle adulée, elle décroche
des contrats mirifiques. Mais en 1998, au sommet de la gloire, elle
révèle son excision, à l'âge de 3 ans, dans les bras de sa mère, sur un
rocher en plein désert. En 2002, elle quitte les podiums pour créer sa
fondation, et lance plusieurs campagnes avec l'ONU, dont elle devient
ambassadrice. Aujourd’hui mère de deux garçons, Waris assure vouloir «
changer ce que cela signifie, en Afrique, que d’être une femme ». Site du film:
http://www.bacfilms.com/site/desertflower/
Madame Figaro -
06/03/10
Magie
noire au Brésil : un enfant de 2 ans grièvement blessé.
C'est une sordide histoire de vengeance,
assortie de pratiques d'un autre âge, qui vient d'être découverte dans
le nord-est du Brésil. Le plus tragique est qu'un bambin de 2 ans en
est la principale victime. Le petit garçon a été hospitalisé dans un
état grave, à Barreiras, après avoir eu le corps transpercé d'une
cinquantaine d'aiguilles. Son beau-père avait avoué mercredi soir avoir
implanté ces aiguilles dans le cadre d'un rituel de magie noire pour se
venger de sa femme. Jeudi matin, la petite victime a dû être transférée
à quelque 900 km de Barreiras, dans un hôpital de Salvador de Bahia,
spécialisé en chirurgie cardiaque. Fabio Contelle, chirurgien
pédiatrique de l'hôpital de Barreiras, a révélé en effet à la
télévision locale que deux des aiguilles ont touché « le ventricule
gauche du cœur de l'enfant ». « Cela rend la chirurgie un peu plus
compliquée, et nous n'avons pas ici de chirurgien cardiaque. C'est pour
cette raison que nous avons décidé de transférer l'enfant dans un
centre spécialisé de Salvador », a-t-il ajouté. L'enfant avait été
hospitalisé dimanche après des vomissements et de fortes douleurs à
l'estomac. Blessé dans le cou, la poitrine, l'estomac, le foie et les
jambes, il est conscient, respire normalement et est alimenté par
sonde. L'extraction des autres aiguilles dépendra des évaluations sur
les risques pour la santé de l'enfant, a ajouté la porte-parole de
l'hôpital. La mère, Maria Santa Souza, 38 ans, vivait avec ses six
enfants, sa mère et son nouveau mari, épousé il y a six mois. Ce
dernier, identifié comme Roberto Carlos Magalhaes, a été arrêté par la
police et «a avoué avoir introduit les aiguilles dans le corps de
l'enfant», a déclaré mercredi soir le commissaire chargé de l'enquête,
Helder Fernandes Santana. « Il a fait ça par vengeance, pour se venger
de sa femme. C'est sa maîtresse qui l'a incité à tuer l'enfant selon un
rituel macabre », a ajouté le policier.